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Notes sur le déroulement des épreuves de TIPE 2008

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icône TIPEDurant les journées des 3 et 4 juillet 2008, j'ai pu assister à diverses prestations de candidats TSI à l'épreuve de TIPE. Je livre mes observations, mes remarques et parfois mon avis, issus des 9 passages que j'ai pu observer.

 

 

 

 

La plupart des candidats commence par la présentation du dossier « ADS » (Analyse de dossier scientifique) communément appelée « épreuve D ». J’avance une raison à cela, celle probablement de se libérer du problème le plus récent, qui a fait l’objet d’une étude pendant les 2h15 qui ont précédé l'exposé. J'ai pu découvrir deux dossiers, l'un sur les MEMS (Micro Electro Mechanical Systems), le jeudi 3 au matin, et l'autre (une seule fois) concernant les oscillateurs électroniques.
Les MEMS étaient appliqués à des capteurs de débit qui utilisaient plusieurs technologies : principes de différents capteurs et applications. Venaient ensuite les questions posées aux candidats. Parmi les plus significatives : définition des MEMS, les modes de transfert de la chaleur, les amplificateurs utilisés dans le conditionnement du signal (différentiel ou à transconductance), le prélèvement de l'information à l'aide d'un pont de Wheatstone (avec justification de la position de l’élément de détection dans le pont), comparaison des temps de réponse des capteurs présentés et critères de choix des capteurs.
L'autre dossier traitait des oscillateurs en tant qu'éléments de stabilité temporelle dans les systèmes nécessitant une base de temps. On y trouvait la définition et les caractéristiques des oscillateurs, l'analogie entre les oscillateurs électriques et mécaniques (au travers de la modélisation et de l’expression des pulsations propres), la prise en compte des imperfections (les éléments dissipatifs nécessitent de compenser la baisse d’amplitude induisant la perte des oscillations entretenues), la condition de Barkhausen (rares sont les étudiants qui ont prononcé convenablement ce nom), l’amélioration de la stabilité fréquentielle de l’oscillateur  en remplaçant la bobine initiale (dont la valeur d’inductance dérive beaucoup) par un quartz (principe de la piézoélectricité, propriétés et applications) dont le modèle équivalent montre un comportement inductif sur une plage  de fréquence très étroite. Le dossier s’achevait sur les considérations de dérive en température et les moyens de s’en affranchir (compensation en température ou enceinte thermostatique régulée en température).
Une remarque importante : je pensais que le sujet changeait à chaque demi-journée pour éviter les « fuites ». J’ai donc été particulièrement étonné de retrouver les oscillateurs deux jours de suite…

En ce qui concerne le dossier candidat (la partie C), les thèmes suivants ont été abordés : système de freinage ABS sur une moto BMW, comparatif béton-acier dans la réalisation du pont de Millau,  étude d’un hélicoptère (où le thème 2008 était évoqué avec une tentative de mêler les trois mots-clés du sujet),  étude d’un système de production photovoltaïque d’électricité, étude d’élément de la chaîne de conditionnement du signal d’un sismomètre, étude du couple caténaire-pantographe comme facteur limitant la vitesse du TGV .
En règle générale, l’introduction de la présentation ne fait pas référence au thème 2008 « variabilité, stabilité et limites », bien qu’elle soit parfois évoquée durant l’exposé. La problématique du sujet exposé n’est jamais présentée, ce qui exclue l’élaboration d’une démarche progressive qui tend à établir une succession, critique et comparative, de solutions. Par contre la démarche expérimentale est maintenant systématiquement appliquée, soit au travers de simulations, soit d’expériences, voire les deux.
En général, les candidats ne sont pas hostiles à ce qu’un « visiteur » assiste à leurs deux exposés. Je n’ai rencontré qu’un seul refus sur les dix demandes que j’ai formulées. De plus, et comme les années précédentes, j’ai toujours observé une attitude correcte des membres des cinq jurys que j’ai pu voir. Les questions sont formulées plusieurs fois si nécessaire, si le candidat ne réussit pas à répondre ou si la réponse n’est pas fournie, une autre question est posée. J’espère qu’il en va de même si aucun visiteur n’assiste à l’épreuve. Dans les cas observés, les membres du jury ont toujours cherché à savoir si le travail avait été effectué seul ou en groupe.

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